Simplifier sa garde-robe pour les débutant(e)s

“Peu” signifie se débarrasser des hésitations devant une armoire pleine d’ “à peu près” et de “moins moche”. Ce qui reste après un tri est mis en valeur, plus facile à coordonner. Cela fait plus de mal de voir tous les jours une robe accrochée et détestée que de la mettre au panier une bonne fois pour toutes.
Dominique Loreau, L’Art de la simplicité

garde-robeVous êtes concernés pas cet article si: les pulls de votre armoire s’écroulent sur vous lorsque vous en dégagez un de la pile, les cintres sont au coude à coude sur la tringle de votre penderie et n’ont pas la place de respirer, ou tout simplement, vous ne savez pas quoi mettre le matin. Il est probablement temps de faire le tri dans votre garde-robe.

Quelques astuces pour y arriver:

  • On débarrasse les vêtements qui ne sont pas à notre taille (on ne garde pas ses habits de maigre, dans l’espoir de perdre ces cinq kilos en trop, ou ses habits de grosse, dans la crainte de se retrouver avec cinq kilos en plus. On vit avec les habits qui nous vont maintenant. Si on maigrit, on sera content(e)s de se constituer une nouvelle garde-robe, et si on grossit, au moins on se remontera le moral avec de nouveaux habits qui nous vont bien.
  • On débarrasse les vêtements qui ne nous avantagent pas, c’est à dire ceux qui sont à notre taille, mais qui ne nous vont pas. Exit les couleurs qui nous font un teint d’endive, les pois (surtout les gros), les rayures (surtout les larges), les motifs extravagants, les grosses fleurs… Exit aussi les pantalons qui nous font de grosses fesses, les jupes trop courtes (ou trop longues), les robes sac-à-patates.
  • On débarrasse les vêtements que l’on n’a pas mis depuis deux ans (dans un deuxième temps, on débarrassera ceux que l’on n’a pas mis depuis six mois, mais là nous dégrossissons, l’affinage sera pour plus tard)
  • On débarrasse les vêtements usés, rétrécis, élargis, déformés, les chaussettes trouées, les slips dont l’élastique s’effiloche (si si, regardez mieux, je suis sûre que vous en avez un ou deux), les soutien-gorges anciennement blancs qui ont viré au gris, les collants filés, les t-shirts devenus informes, et les pantalons râpés là où les cuisses frottent quand on marche (Vos cuisses ne frottent pas quand vous marchez? C’est un bon point pour vous…).
  • On débarrasse les cintres ainsi libérés. Comme vous n’allez pas acheter plus d’habits (à moins d’en débarrasser à la place, voir ci-dessous), pas besoin de garder les cintres au cas où… Et tant que vous y êtes, remplacez vos cintres en plastique par de beaux cintres en bois (c’est une idée que j’ai empruntée à Dominique Loreau, L’Art de la simplicité, et que je n’ai jamais regrettée!)

Et après tout cela, on adopte la règle de “un qui rentre, un qui sort”: pour tout nouveau vêtement qui rentre dans votre armoire ou penderie, un similaire en sort (un t-shirt neuf contre un t-shirt usé, un pantalon qui nous va contre un qui nous raccourcit la jambe, etc.)

Et vous, quand et comment allez-vous simplifier votre garde-robe?

Livre: Christophe André, Méditer jour après jour

Et j’ai tourné mon attention vers ma respiration, la façon dont je me tenais, je me suis doucement redressé, j’ai ouvert mes épaules, puis j’ai aussi ouvert mes oreilles, j’ai écouté.
Christophe André, Méditer jour après jour.

Christophe André est médecin psychiatre à Paris, spécialiste en psychologie des émotions. Ses ouvrages principaux sont L’Art du Bonheur, Imparfaits, libres et heureux ou encore L’Estime de soiLien sur son blog.

À l’aide de l’observation guidée de 25 tableaux de maîtres, Christophe André nous explique ce qu’est la méditation en pleine conscience. Les tableaux ne sont pas là pour être des aides directes à la méditation, des points sur lesquels se focaliser pendant l’exercice, mais plutôt des portes d’entrée sur plusieurs aspects d’un domaine qui n’a rien d’intuitif, pour nous occidentaux.

André nous explique comment habiter le moment présent, comment sortir de notre monde de responsabilités et de distractions incessantes pour s’isoler dans une bulle qui nous permettra de méditer, tout en restant connectés au monde par les sens. Il insiste sur le fait que la méditation est accessible à tous, mais qu’il nous faudra des années, voire toute une vie, pour en maîtriser la pratique. Il nous explique aussi que la pleine conscience ne se pratique pas seulement assis en tailleur, mais qu’elle peut aussi s’expérimenter dans tous les actes de la vie (en marchant, en mangeant, en faisant la vaisselle, etc.).

J’ai trouvé cet ouvrage essentiel pour toute personne qui s’intéresse à la pratique de la méditation, et qui pourrait se laisser décourager par d’autres, plus théoriques, plus complexes et moins accessibles (je pense notamment aux ouvrages de Matthieu Ricard sur le sujet). Christophe André est très pédagogue et reste humble dans sa démarche. Il utilise intelligemment nos références culturelles occidentales pour nous donner les clés d’une pratique qui nous semble parfois bien difficile à appréhender.

Les tableaux sélectionnés par Christophe André, de Breughel l’Ancien à Hopper en passant par Monet, sont superbes et choisis avec pertinence, illustrant chaque aspect important lié à la méditation, mais aussi à l’existence en général. Des citations de penseurs célèbres viennent également enrichir les divers chapitres.

Un ouvrage essentiel, que je recommande à toute personne qui s’intéresse de près ou de loin à la méditation. Si quelqu’un peut vous convaincre de vous y mettre, c’est sûrement Christophe André…

Ajuster ses rêves d’enfance (pour ne pas avoir à y renoncer totalement)…

“Chaque vie est unique – et chaque vie est difficile. Souvent, nous nous surprenons à envier celle d’autrui: “Ah, si j’étais belle comme Marilyn Monroe”, “Ah, si j’avais le talent de Marguerite Duras”, “Ah, si je menais une vie d’aventures comme Hemingway”… C’est vrai: nous n’aurions pas les mêmes problèmes, en tout cas pas les nôtres. Mais nous en aurions d’autres: les leurs. (…) Ni le talent, ni la gloire, ni la puissance, ni l’argent, ni l’adoration des femmes ou des hommes ne rendent la vie fondamentalement plus facile”
David Servan-Schreiber, Guérir

IMG_0994Il y a quelques temps, à la radio, je suis tombée sur une interview de Zep, l’auteur de l’excellente BD Titeuf. À l’occasion de la sortie de sa nouvelle bande dessinée, sur quatre amis qui se retrouvent à la quarantaine, l’un célèbre rock star comme il l’avait toujours rêvé, et les autres ayant dû laisser leur rêve de jeunesse derrière eux, Zep expliquait qu’il avait eu l’occasion de réaliser son rêve: vivre de ses BD humoristiques…

Pour le commun des mortels, malheureusement, la réalité est toute autre et nous devons souvent laisser derrière nous nos rêves de jeunesse, ce qui engendre souvent ressentiment, amertume, et sensation d’avoir raté sa vie avec tout ce que ces sentiments négatifs peuvent avoir de néfaste sur nous et notre entourage.

Mais vous n’êtes pas obliges de renoncer à vos rêves d’enfance, il s’agit parfois simplement de les ajuster à la réalité.

Quand on est jeune, on ne rêve pas d’être écrivain, de danser, ou d’être judoka. On rêve en fait de célébrité: on rêve d’être l’auteur d’un best-seller, ou une danseuse étoile, ou un médaillé d’or aux JO….  En somme, on rêve d’être reconnu pour son talent…

Vous avez jambes trop courtes pour devenir danseuse étoile? Pourquoi ne pas se reconvertir dans la danse moderne, ou les critères physiques sont moins exigeants ou enseigner la danse classique à d’autres ? Le principal, est-ce que vous puissiez continuer à danser le plus longtemps possible, ou est-ce de connaître la gloire?

Une blessure a brisé vos espoirs de devenir champion de Judo? Enseignez la matière à d’autres, faites les profiter de votre expertise ou si cela est impossible, reconvertissez-vous dans un art martial plus doux, comme le tai-chi.  

Vous ne serez jamais auteur de best-seller ? Cela ne veut pas dire que vous devez renoncer à écrire. Si votre roman est systématiquement refusé par les maisons d’édition et que vous n’avez pas le courage de vous relancer dans un travail de cette envergure sans garantie de résultat, essayez-vous à l’art de la nouvelle, écrivez-en pour les gens qui vous entourent. Vous voulez être lu malgré tout ? Exprimez-vous sur un blog…

Explorez d’autres possibilités, en restant proche de votre domaine de prédilection… Vous n’êtes pas oblige de renoncer à vos rêves, il s’agit souvent d’opérer quelques ajustements pour les vivre au jour le jour, même s’il s’agit de les reléguer au rang de hobby et de devoir exercer une toute autre activité pour gagner sa vie. C’est parfois aussi cela devenir adulte. 

En fait nos rêves d’exercer notre passion sont souvent doublés de rêves de gloire. C’est à ce rêve-là qu’il faut souvent renoncer. Mais est-ce si dommage ? Nous ne sommes pas tous voués à être des Marilyn ou des Hemingway comme le dit l’excellente citation du regretté David Servan-Schreiber, au début de son ouvrage Guérir,  et c’est tant mieux…

Et vous, à quel rêve avez-vous dû renoncer ? Et s’il suffisait juste de revoir vos attentes, pour en vivre une version certes modifiée, mais peut-être tout aussi enrichissante ?