Livre: David Servan-Schreiber, Anticancer

David Servan-Schreiber (1961-2011) était médecin et a enseigné la psychiatrie clinique à l’Université de Pittsburgh. Se rendant compte que la médecine traditionnelle ne guérissait pas tous les maux, il s’est intéressé à des solutions alternatives, aussi bien pour la santé du corps que celle de l’esprit. Guérir, paru en 2003, préconise des approches naturelles pour soigner la dépression ou l’angoisse, tandis qu’Anticancer propose des solutions pour combattre le cancer par l’alimentation et une hygiène de vie, en parallèle d’un traitement traditionnel.

Anticancer est un livre qui a eu un énorme succès à sa sortie, et qui mérite d’être découvert par ceux qui ne le connaîtraient pas encore.

David Servan-Schreiber préconise de booster nos défenses naturelles pour prévenir le fléau, ou même pour lutter contre un cancer déjà déclaré. Il le démontre par plusieurs exemples: il n’est jamais trop tard pour agir et prendre soin de son “terrain”. Se prémunissant contre les attaques pressenties, l’auteur précise bien que ces méthodes en tant que thérapie ne sont pas des alternatives, mais qu’il faut les appliquer parallèlement aux traitements traditionnels, et rajoute qu’il n’y a aucune garantie de succès. Cependant, au pire des cas, ces conseils ne nuisent pas à l’organisme, ils sont sans effet secondaire et accroissent même le bien-être de façon significative: il n’y a donc rien à perdre à les mettre en pratique au plus tôt afin de faire un pari intelligent sur sa santé

Notre alimentation occidentale serait l’un des facteurs qui favoriseraient le plus le cancer: peu de légumes et de fruits, beaucoup de viande rouge, de farines blanches et de sucres raffinés. Pour rétablir la balance alimentaire en notre faveur, Servan-Schreiber conseille de limiter au maximum la consommation de farine blanche et de sucre, celle de viande rouge, d’augmenter notre ration de fruits et de légumes, de rééquilibrer le rapport omega 3/oméga 6 dans notre alimentation, et d’opter, chaque fois que cela est possible, pour le bio, qui ne contient pas de pesticides potentiellement cancérigènes. Servan-Schreiber nous explique que certains aliments présentent plus de propriétés anti-cancérigènes que d’autres, tels que le thé vert, la curcumine, l’ail, ou les choux, pour ne citer que ceux-là.

David Servan-Schreiber nous recommande aussi d’éviter certains produits de nettoyages et cosmétiques, dont la composition contient aussi des substances toxiques. Ce qu’il faut, dit l’auteur, c’est soigner notre terrain, non seulement la tumeur elle-même mais le corps en général, et pas seulement le corps, mais aussi l’esprit, car l’un ne peut fonctionner sans l’autre. Travailler la cohérence entre le corps et l’esprit, c’est faire du sport (même de la marche, 30 minutes par jour), de la relaxation, du yoga, pratiquer la méditation ou encore la cohérence cardiaque. C’est aussi se mettre en paix avec soi-même et avec les autres, résoudre ses traumatismes anciens et revoir en général son rapport aux autres, à soi-même et à l’existence. Anticancer a le mérite d’être un bon ouvrage de synthèse et de vulgarisation, et surtout, de nous faire partager des exemples humains (dont celui de l’auteur) porteurs d’espoir.

David Servan Schreiber, en appliquant ses propres conseils, a survécu une vingtaine d’années à un diagnostic qui ne lui laissait pas espérer plus de deux ans. Une lecture à recommander aux malades mais aussi aux gens en bonne santé et qui entendent le rester…

Bilan de 2013 et résolutions pour 2014

“Les bonnes résolutions ne gagnent pas à être différées”
Jules Romain

2014La fin de l’année est le moment de faire le bilan, de se féliciter de ce qui a été accompli, et de mettre en lumière non pas ses échecs, mais les points faibles sur lesquels on travaillera l’année d’après.

Ce que j’ai accompli cette année:

  • J’ai désencombré ma maison: c’est un processus que j’ai démarré il y a 4 ou 5 ans, avec des périodes où j’ai accumulé à nouveau (mais dans des proportions moindres qu’avant). J’essaie de désencombrer régulièrement (un vêtement donné lorsque j’en achète un nouveau équivalent, tri régulier des vieux journaux et magasines), etc. mais je désencombre aussi chaque été de manière systématique (avec moins à faire d’année en année). Ainsi j’ai passé en revue: la vaisselle, les linges de bains, la literie, les affaires de toilettes, l’armoire à médicaments, etc. Mais ce dont je suis le plus fière, cette année, c’est d’avoir désencombré la bibliothèque, car j’étais attachée à mes livres. Un article bientôt sur la façon de s’y prendre…
  • J’ai fait de l’exercice, régulièrement, entre trois et cinq fois, voire six par semaine. Je pratique le yoga, la natation et la marche (et parfois l’hiver la marche en raquettes). Je retire les bienfaits de ces activités: plus d’énergie, moins d’anxiété et moins de rhumes en hiver.
  • J’ai pratiqué la méditation. Je ne suis pas pro de la méditation, qu’on met toute une vie à maitriser. Mais j’ai commencé à la pratiquer, presque tous les jours. Et de cela je suis contente. J’en retire déjà quelques bienfaits: une plus grande présence aux choses, et une aptitude à prendre le recul sur une situation où avant j’aurais réagi sans réfléchir. Mais attention, c’est une routine nouvellement mise en place, et là aussi, il y a eu quelques périodes où la nouvelle habitude, encore fragile, a cédé le pas à la paresse. C’est un processus en travail dont je parlerai aussi ici….

Mes points faibles et mes résolutions pour 2014:

  • Améliorer mon alimentation. C’est mon grand point faible. Pendant plusieurs semaines, je fais des efforts pour cuisiner des plats sains et diététiques. J’ai opté depuis longtemps pour les pâtes et mon riz complets, le quinoa, les légumineuses, les soupes maisons, etc. Jusqu’au moment où je n’ai plus envie de cuisiner (car pour moi cuisiner est une véritable corvée), et où je sors les aliments prêts à consommer: pain, fromage, parfois charcuterie ou pizzas toutes prêtes. Horreur! Mais il y a toujours un moment où les mauvaises habitudes reprennent le dessus, parfois durablement. C’est pourquoi cette année, je vais prendre en main plus sérieusement cet aspect des choses et m’atteler à une cuisine saine et frugale, et commencer l’année en relisant L’art de la frugalité et de la volupté de Dominique Loreau, ouvrage que je présenterai bientôt sur ce blog.
  • Parler moins. Et écouter plus.

Et vous, quelles bonnes résolutions avez-vous prises pour 2014?

Noël en toute simplicité: 2ème partie, les repas

“Lorsque l’on dépasse la mesure, le plus grand plaisir devient le plus grand déplaisir!”

Sénèque, De la tranquillité de l’Âme

Food3Simplifier les fêtes de fin d’année, c’est aussi ne pas se sentir obligés d’en émerger avec la nausée à la vue d’une dinde et en arborant la panse du Père Noël. Pendant les fêtes, l’abondance est de mise, par habitude, et aussi par surenchère, façon “Un diner presque parfait”. “La tante Huguette nous a reçus comme des rois l’an passé, la barre est placée haut pour cette année!” Foie gras, dindes, rôtis, fruits de mer, bûches au beurre, champagne et j’en passe… Résultat: beaucoup de stress pour celui qui invite et une indigestion (et/ou la gueule de bois) pour l’ensemble des convives.

Pourquoi ne pas simplifier son menu de Noël? Si tout le monde adore le foie gras, pourquoi ne pas en faire le plat principal plutôt que l’entrée, en commençant par une soupe de potiron et en terminant sur un (petit) plateau de fromages (2-3 sortes suffisent) et une salade de fruits exotiques? Si une salade de fruit vous paraît un peu légère, offrez à vos convives un tiramisu ou une mousse au chocolat, ils vous sauront gré de leur éviter la sempiternelle bûche au beurre. Et si vous ne serviez qu’une sorte de breuvage alcoolisé, du début à la fin du repas?
Les invités ont l’air surpris de cet écart de la norme au premier abord, mais leurs estomacs vous remercieront le lendemain, et vous aurez passé un minimum de temps à la cuisine…

Il s’agit aussi d’éviter la multiplication des repas festifs (Noël avec la famille d’un côté, la famille de l’autre, nouvel an avec les amis, etc.) qui ajouteront 2 kilos de plus sur la balance au début de l’année prochaine : si vous ne pouvez pas réunir tout le monde en une fois, pourquoi ne pas proposer à certains (ceux qui ont des enfants ayant dépassé l’âge du Père Noël) de fêter Noël autrement: par une randonnée en raquettes dans la nature enneigée, par exemple ? Ou aller assister ensemble à un concert? Visiter une exposition? Les possibilités sont nombreuses, soyez créatifs…

Après tout, ce qui compte, à Noël, c’est le plaisir de passer du temps ensemble, pas de s’empiffrer et de boire plus que de raison…

Et vous comment allez-vous planifier vos repas de fêtes?