Minsgame: un jeu minimaliste…

“Minimalism is a lifestyle that helps people question what things add value to their lives.”
(“Le minimalisme est un mode de vie qui aide les gens à ce demander quelles sont les choses qui ajoutent de la valeur à leur vie”.)
Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, The Minimalists

Screen Shot 2014-02-28 at 15.58.12Vous êtes décidés à vous séparer du superflu, des objets qui ne vous servent à rien, de ce qui est double, cassé, ou simplement inutile? Participez au  #minsgame. Ce jeu a été inventé par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, du célèbre blog The minimalists. Les règles du jeu, pour ceux qui parlent anglais, sont expliquées ici.

Pour les autres, c’est très simple. Il suffit de trouver un voisin, un membre de la famille, un ami, qui a aussi envie de désencombrer son environnement. Le premier jour du mois, chacun débarrasse un objet (vêtement, vaisselle, livre, DVD, etc.), le deuxième jour, chacun se sépare de deux objets supplémentaires, le troisième jour, trois de plus, etc. jusqu’à la fin du mois. Si la première semaine vous paraîtra assez facile, lorsque vous allez arriver au 12ème jour du mois, le vrai challenge commence. Il faut se débarrasser de 12 objets, alors que la veille on en a déjà débarrassé 11, l’avant-veille 10, etc. Celui qui gagne est celui qui va le plus loin dans le jeu. Si chacun des participants arrive à la fin du mois en ayant respecté les règles, ils gagnent tous les deux. Les minimalistes attendent vos commentaire sur Facebook ou Twitter (#minsgame)

J’ai participé au #minsgame au mois de février. Je n’ai ni gagné, ni perdu, parce que je n’ai pas totalement respecté les règles.

  • J’ai découvert le jeu le 1er février, et n’ai donc pas eu le temps de trouver un partenaire de jeu. J’ai donc joué seule.
  • Certains jours, j’ai manqué de temps pour débarrasser les objets nécessaires (surtout après le 15), et je me suis rattrapée les jours où j’ai eu plus de temps (débarrassant l’arriéré plus les objets du jour)
  • Parfois j’ai pris de l’avance et ai débarrassé plus d’objets que nécessaire

L’expérience du jeu: Au départ c’était très facile. Par exemple le jour 2, j’ai débarrassé un vieux set à raclette et une calculatrice cassée, le jour 3 une veste qui avait fait son temps, une planche à découper usagée et une spatule. Y sont passés aussi, en vrac: des petites voitures et figurines abandonnées, des DVDs (digitalisés puis donnés), des livres lus pas destinés à la relecture, etc. Vers le 18, j’ai pensé abandonner, à cours de choses à débarrasser dans l’immédiat (j’ai des objets encombrants dont je veux me séparer, un vieux vélo d’appartement inutilisé et quelques meubles à démonter, mais j’avais besoin d’une aide pas immédiatement disponible), et puis eurêka! j’ai réalisé que j’avais une boîte à photos: des photos en vrac, non classées dans mes albums (albums que je veux supprimer au fur et à mesure en numérisant les photos, mais c’est un travail de longue haleine que je n’avais pas le temps d’entreprendre…) et pas triées. C’est devenu plus facile, et j’ai finalement débarrassé plus de photos que je n’en ai compté (des doubles, des photos qui ne mettaient pas les gens en valeur, des paysages mal rendus). Disons que si je les avais toutes comptées, j’aurais pu continuer le jeu une bonne partie du mois de mars.

Bilan du jeu: Au final, je n’ai pas gagné, puisque je n’avais pas de partenaire de jeu, mais je suis gagnante, dans le sens où je me suis séparée d’au moins 406 objets, qui ne m’encombreront plus jamais. Je recommencerai le jeu, mais pas le mois prochain, j’ai besoin d’être mieux organisée la prochaine fois. Cela a été une expérience intéressante, qui m’a donné une leçon d’humilité: je pensais être bien avancée sur le chemin du minimalisme, et me suis aperçue qu’il me restait encore bien du chemin à parcourir

Et vous, allez vous participer au #minsgame? Une nouvelle partie commence demain…

Livre: David Servan-Schreiber, Anticancer

David Servan-Schreiber (1961-2011) était médecin et a enseigné la psychiatrie clinique à l’Université de Pittsburgh. Se rendant compte que la médecine traditionnelle ne guérissait pas tous les maux, il s’est intéressé à des solutions alternatives, aussi bien pour la santé du corps que celle de l’esprit. Guérir, paru en 2003, préconise des approches naturelles pour soigner la dépression ou l’angoisse, tandis qu’Anticancer propose des solutions pour combattre le cancer par l’alimentation et une hygiène de vie, en parallèle d’un traitement traditionnel.

Anticancer est un livre qui a eu un énorme succès à sa sortie, et qui mérite d’être découvert par ceux qui ne le connaîtraient pas encore.

David Servan-Schreiber préconise de booster nos défenses naturelles pour prévenir le fléau, ou même pour lutter contre un cancer déjà déclaré. Il le démontre par plusieurs exemples: il n’est jamais trop tard pour agir et prendre soin de son “terrain”. Se prémunissant contre les attaques pressenties, l’auteur précise bien que ces méthodes en tant que thérapie ne sont pas des alternatives, mais qu’il faut les appliquer parallèlement aux traitements traditionnels, et rajoute qu’il n’y a aucune garantie de succès. Cependant, au pire des cas, ces conseils ne nuisent pas à l’organisme, ils sont sans effet secondaire et accroissent même le bien-être de façon significative: il n’y a donc rien à perdre à les mettre en pratique au plus tôt afin de faire un pari intelligent sur sa santé

Notre alimentation occidentale serait l’un des facteurs qui favoriseraient le plus le cancer: peu de légumes et de fruits, beaucoup de viande rouge, de farines blanches et de sucres raffinés. Pour rétablir la balance alimentaire en notre faveur, Servan-Schreiber conseille de limiter au maximum la consommation de farine blanche et de sucre, celle de viande rouge, d’augmenter notre ration de fruits et de légumes, de rééquilibrer le rapport omega 3/oméga 6 dans notre alimentation, et d’opter, chaque fois que cela est possible, pour le bio, qui ne contient pas de pesticides potentiellement cancérigènes. Servan-Schreiber nous explique que certains aliments présentent plus de propriétés anti-cancérigènes que d’autres, tels que le thé vert, la curcumine, l’ail, ou les choux, pour ne citer que ceux-là.

David Servan-Schreiber nous recommande aussi d’éviter certains produits de nettoyages et cosmétiques, dont la composition contient aussi des substances toxiques. Ce qu’il faut, dit l’auteur, c’est soigner notre terrain, non seulement la tumeur elle-même mais le corps en général, et pas seulement le corps, mais aussi l’esprit, car l’un ne peut fonctionner sans l’autre. Travailler la cohérence entre le corps et l’esprit, c’est faire du sport (même de la marche, 30 minutes par jour), de la relaxation, du yoga, pratiquer la méditation ou encore la cohérence cardiaque. C’est aussi se mettre en paix avec soi-même et avec les autres, résoudre ses traumatismes anciens et revoir en général son rapport aux autres, à soi-même et à l’existence. Anticancer a le mérite d’être un bon ouvrage de synthèse et de vulgarisation, et surtout, de nous faire partager des exemples humains (dont celui de l’auteur) porteurs d’espoir.

David Servan Schreiber, en appliquant ses propres conseils, a survécu une vingtaine d’années à un diagnostic qui ne lui laissait pas espérer plus de deux ans. Une lecture à recommander aux malades mais aussi aux gens en bonne santé et qui entendent le rester…

Simplifier sa garde-robe pour les débutant(e)s

“Peu” signifie se débarrasser des hésitations devant une armoire pleine d’ “à peu près” et de “moins moche”. Ce qui reste après un tri est mis en valeur, plus facile à coordonner. Cela fait plus de mal de voir tous les jours une robe accrochée et détestée que de la mettre au panier une bonne fois pour toutes.
Dominique Loreau, L’Art de la simplicité

garde-robeVous êtes concernés pas cet article si: les pulls de votre armoire s’écroulent sur vous lorsque vous en dégagez un de la pile, les cintres sont au coude à coude sur la tringle de votre penderie et n’ont pas la place de respirer, ou tout simplement, vous ne savez pas quoi mettre le matin. Il est probablement temps de faire le tri dans votre garde-robe.

Quelques astuces pour y arriver:

  • On débarrasse les vêtements qui ne sont pas à notre taille (on ne garde pas ses habits de maigre, dans l’espoir de perdre ces cinq kilos en trop, ou ses habits de grosse, dans la crainte de se retrouver avec cinq kilos en plus. On vit avec les habits qui nous vont maintenant. Si on maigrit, on sera content(e)s de se constituer une nouvelle garde-robe, et si on grossit, au moins on se remontera le moral avec de nouveaux habits qui nous vont bien.
  • On débarrasse les vêtements qui ne nous avantagent pas, c’est à dire ceux qui sont à notre taille, mais qui ne nous vont pas. Exit les couleurs qui nous font un teint d’endive, les pois (surtout les gros), les rayures (surtout les larges), les motifs extravagants, les grosses fleurs… Exit aussi les pantalons qui nous font de grosses fesses, les jupes trop courtes (ou trop longues), les robes sac-à-patates.
  • On débarrasse les vêtements que l’on n’a pas mis depuis deux ans (dans un deuxième temps, on débarrassera ceux que l’on n’a pas mis depuis six mois, mais là nous dégrossissons, l’affinage sera pour plus tard)
  • On débarrasse les vêtements usés, rétrécis, élargis, déformés, les chaussettes trouées, les slips dont l’élastique s’effiloche (si si, regardez mieux, je suis sûre que vous en avez un ou deux), les soutien-gorges anciennement blancs qui ont viré au gris, les collants filés, les t-shirts devenus informes, et les pantalons râpés là où les cuisses frottent quand on marche (Vos cuisses ne frottent pas quand vous marchez? C’est un bon point pour vous…).
  • On débarrasse les cintres ainsi libérés. Comme vous n’allez pas acheter plus d’habits (à moins d’en débarrasser à la place, voir ci-dessous), pas besoin de garder les cintres au cas où… Et tant que vous y êtes, remplacez vos cintres en plastique par de beaux cintres en bois (c’est une idée que j’ai empruntée à Dominique Loreau, L’Art de la simplicité, et que je n’ai jamais regrettée!)

Et après tout cela, on adopte la règle de “un qui rentre, un qui sort”: pour tout nouveau vêtement qui rentre dans votre armoire ou penderie, un similaire en sort (un t-shirt neuf contre un t-shirt usé, un pantalon qui nous va contre un qui nous raccourcit la jambe, etc.)

Et vous, quand et comment allez-vous simplifier votre garde-robe?